Bonsoir
Un petit message pour ceux qui sont aujourd’hui dans l’attente d’une allogreffe… 
Il y a un an, nous étions à quelques jours de franchir une étape qui nous paraissait immense : l’entrée en chambre stérile pour l’allogreffe de mon mari Gaëtan. À ce moment-là, nous avions énormément de questions, de peur et d’incertitudes. On nous parlait de greffe, de complications possibles, de surveillance, de rechute… et forcément, on se demandait comment tout cela allait se passer et surtout, à quoi ressemblerait la vie après.
L’allogreffe n’est pas un long fleuve tranquille. Il y a eu des moments difficiles, des hospitalisations, des inquiétudes, des examens, des périodes où l’on avance un jour après l’autre. Il faut accepter de ne pas toujours savoir ce que demain apportera.
Mais aujourd’hui, un an plus tard, j’avais envie de venir vous dire quelque chose de simple : il y a aussi un après.
Aujourd’hui, mon mari a retrouvé une vie qui nous semblait parfois bien loin à l’époque. Il a repris progressivement une activité professionnelle, actuellement mi temps thérapeutique . Il reprend ses projets, bouge, fait du sport, profite de ses proches et recommence à se projeter.
Ses contrôles sont rassurants : le dernier TEP était vierge et son chimérisme est à 100 % donneur. Bien sûr, la surveillance continue et nous savons que rien n’est jamais totalement acquis. Mais nous avons appris à vivre avec cette part d’incertitude sans laisser la peur prendre toute la place.
Alors, à ceux qui sont aujourd’hui avant leur greffe, à ceux qui sont en chambre stérile, à ceux qui attendent leurs résultats et qui ont peur de l’après : essayez de vous accrocher à chaque étape.
Il y aura probablement des journées difficiles. Il y aura des moments où vous aurez l’impression que le chemin est interminable. Mais un an peut changer énormément de choses.
Il y a un an, nous nous préparions à entrer en chambre stérile.
Aujourd’hui, nous sommes en train de reconstruire une vie, avec ses projets, ses petits bonheurs et même une reprise du travail.
Je souhaitais simplement partager notre expérience, parce qu’à l’époque, lire des témoignages de personnes qui avaient déjà traversé cette étape faisait énormément de bien.
Hélène