Quelle place a la maladie dans votre vie?

Comment avez vous acceptés (ou pas) la maladie ? A quel point est-ce qu’elle occupe vos pensées ?

De mon côté ça fait 7 mois que je suis diagnostiqué, et j’y pense absolument chaque jours, malgré moi . C’est bien moins intrusif que durant les premiers mois, mais ça revient malheureusement au quotidien. Je n’arrive pas à la sortir de ma tête, et parfois, quand je réalise que je n’y ai pas encore pensé de la journée, je ressens un genre de sentiment étrange, entre culpabilité et inconscience, que j’ai du mal à vivre. Comme si il fallait que j’arrive à mettre cette maladie dans un coin de ma tête, et continuer à vivre normalement, et en même temps que tout ça est trop grave pour faire comme si ça n’était rien…

Pourtant au quotidien, je “vais bien” physiquement. J’ai un profil plutôt favorable pour la LLC, les prises de sang sont encore pas trop mauvaises, mes ganglions n’évoluent pas. En dehors de la fatigue, je suis assez épargné par cette maladie: de quoi je me plains ? J’ai du mal a accepter ce contraste entre ma bonne condition physique, et cette douleur que je m’inflige mentalement.

Je me sape le moral en projetant des scenarios pas très joyeux, alors que ma réalité est belle. Je m’en rends compte, et j’aimerai profiter pleinement de ses moments où tout va bien car je sais qu’ils sont précieux.

Qui a trouvé le secret du bonheur ? :four_leaf_clover:

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Bonjour @FVE,
Je vous réponds car je suis déjà à un stade avancé par rapport à vous : j’ai été diagnostiquée en 2021 et ai eu ma 1ère ligne de traitement en 2024.
L’annonce du diagnostic a été très difficile, comme pour tout le monde, j’ai mis 2 ans à le dire à mes amis, je l’ai dit à ma famille tout de suite par contre. Au début, quand je voyais les gens dans la rue et aux terrasses de cafés, j’étais en colère à me dire “regarde tous ces insouciants, pour eux c’est si simple”, je faisais beaucoup de sport et quand je croisais quelqu’un courir, je me disais “il met ses baskets, part courir sans se poser la moindre question et ça doit être facile car il n’est pas malade”… ça a duré longtemps cette période, et je le regrette car j’ai perdu du temps, j’aurais du me faire accompagner plus tôt (je suis suivie par une psy depuis mon traitement mais c’est au moment du diagnostic qu’on en a le plus besoin je pense). Je pensais à la maladie à 98% de mes pensées tout comme vous. Jusqu’au traitement… J’ai beaucoup lu (Guy Corneau, qui avait un lymphome, ou David Servan Shreiber), j’ai évolué dans ma vie, et changé mes priorités, me suis recentrée sur l’essentiel et remis de l’ordre dans mes priorités (la vie, l’humain, la santé)
Déjà, il faut savoir que la LLC n’est pas un cancer qui fait des métastases, et dont les symptômes sont bien maîtrisés (si on fait attention et que le traitement est déclenché à temps), ça a été important pour moi de bien comprendre la maladie. Les traitements en soi ce n’est pas la fin du monde, ils sont en grande partie (voire complètement) oraux donc on peut continuer à avoir une activité relativement normale, cela dépend des personnes . Ensuite l’après traitement, et bien, c’est le top, en tout cas en ce qui me concerne, puisque je me sens complètement normale, donc bien mieux qu’avant le traitement où j’étais tout le temps fatiguée, j’avais de grosses adénopathies, souvent des sueurs nocturnes et j’avais perdu 7-8 kg.
Aujourd’hui je sais que ma maladie va récidiver mais je n’y pense plus beaucoup. Je me sens en forme et ai repris ma vie normalement. Je ne pense plus beaucoup à la maladie, j’essaye d’aider les autres par contre, dans leurs épreuves que je partage. Je profite de cette période pour vivre pleinement et vivre mieux.
Je vous souhaite un parcours sans trop d’embuches (il n’y a pas de raisons qu’il y en ait si vous avez un bon suivi), ouvrez vous aux autres, rechercher de une aide externe, et surtout continuer à vous aérer (la nature reste quand même pour moi le meilleur remède contre la dépression), ça sera difficile à intégrer, je pense qu’on ne peut pas bruler certaines étapes de l’acceptation, mais vous y arriverez, avec un peu de force et de volonté. Bon courage en tout cas, gardez le moral

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(message supprimé par son auteur)

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Bonjour @Zou135934 ,
1,5 mois c’est tout récent, je comprends très bien votre angoisse. En tout cas, bravo pour le chemin parcouru, je vous souhaite que tout se passe pour le mieux et une belle rémission :heart:

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Bonjour @FVE,

Moi, la maladie je l’ai acceptée à 100%, faute de pouvoir faire autrement.

Elle est intégrée à ma vie, elle ne m’angoisse pas du tout et, chose inouïe, j’ai même arrêté de me ronger les ongles depuis qu’on me l’a annoncée :joy:

En fait, dès que j’ai récupéré le résultat de l’analyse sanguine annuelle, j’ai compris en mettant sur Google toutes les anomalies de mon frottis sanguin, que j’avais de grandes chances d’avoir un cancer du sang.

Quand l’hématologue me l’a annoncé, je l’ai accepté sans catastrophisme puisque je devais déjà y être préparé.

Il m’a dit : “On a des traitements pour soigner votre lymphome du manteau”.

Je suis allé voir sur Internet et naturellement je suis tombé sur les liens où ils disaient que c’est le lymphome au pronostic le plus sombre…

J’ai lu que le traitement était une chimio, j’ai acheté le livre “398 jours en Enfer” de Alexis Schneider, et je me suis préparé psychologiquement au pire sans être angoissé puisque le livre se termine bien :sweat_smile:

Puis mon entourage m’a parlé de “Thérapie Ciblée” il fallait faire très vite, le samedi soir j’ai contacté par mail l’hématologue, le dimanche je l’ai eu au téléphone, puis RDV de second avis médical, et une semaine après on commence le traitement.

Et me voila 5 mois après avec la maladie éradiquée d’un point de vue macroscopique.

J’ai intégré le fait que c’est une maladie chronique pour la vie, qui sera une succession de traitements et de périodes de rémission, on fera pour le mieux, je ferais tout pour rester en vie le plus longtemps, et pour le moment une récidive ne m’angoisse pas, on fera un autre traitement, il y aura soit d’autres molécules magiques, soit des CAR-T Cell si j’y ai le droit.

J’y pense bien sur tous les jours, mais d’un point de vue médical, je lis beaucoup sur les maladies du sang et l’immunité, je trouve cela très intéressant en plus. J’admire les progrès de la science, de la médecine et les compétences des hématologues, car leur spécialité ne doit pas être simple du tout.

J’ai confiance à 1000% en mon hématologue, il est à mon écoute et optimise mon traitement tous les mois, très humain, très humble, c’est le chef de service d’un service d’hématologie lymphoïde. Comme il m’a dit le premier jour que je l’ai eu au téléphone : “Nous ici on est un peu en dehors des clous, mais on a un traitement qui a pour le moment d’aussi bons résultats qu’une chimiothérapie classique, y compris si vous avez la mutation TP53”. Et je me suis lancé dans l’aventure de la thérapie ciblée, d’un traitement encore expérimental qui me convient parfaitement.

CARPE DIEM.

Donc, @FVE, j’ai trouvé le secret du bonheur :joy:

Olivier

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C’est super Olivier, continuez ainsi je suis assez en ligne avec votre belle philiosophie :grinning:
Je vais me prendre le livre, merci pour la référence :heartbeat: (même si vous avez spoilé la fin :stuck_out_tongue_winking_eye:)
Bonne journée à tous

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Bonjour @FVE

Pour ma part, j’ai été diagnostiqué pour un tout de llc début mi-octobre 2025, et qui évolue un peu trop rapidement à mon gout mais c’est une autre histoire ^^'.

Je l’ai plus ou moins accepté, après l’annonce qui a été assez rude, beaucoup grâce à ce forum.
J’essaie de ne pas vraiment y penser, même si je fais encore quelques crises d’angoisses. Je me suis recentrée sur d’autres projets, comme le tricot (je me sens vieille en écrivant ceci) qui détend quand même, ou un peu de jardinage pour faire pousser mes légumes, marcher, etc… . Dans ma tête, tout ce qui peut faire du bien sur le plan physique me fait une sorte d’effet placebo: manger plus sainement ralentirait la maladie alors que probablement pas par exemple mais ca m’aide.

Comme me dit mon super hémato, il y a une sacré avancée au niveau des traitements de cette maladie, qui ont de moins en moins d’effets secondaires et qui sont de plus en plus efficaces, et surtout ces progrès ne pas fini.

Je ne sais pas si ce pavé un mal écrit peut vous aider mais bon courage pour la suite.

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Bonjour @FEV
Je me présente PATRICIA, moi je suis la conjointe d’un mari atteint d’une LLC diagnostiquée en 2007, donc…… premier traitement en 2013 par chimiothérapie, puis on va dire rémission en sachant que les Hématologues de la SALPETRIERE à l’époque où il était suivi, nous avez expliqué qu’il y avait des nouvelles thérapie ciblée en 2022 puisqu’il avait dû arrêter tout traitement suite à un problème cardiaque et on a toujours vécu normalement balades, voyages, restos ect…… sans se poser de questions sauf bien entendu au début du traitement de la chimiothérapie. Ça nous a pas empêché de changer de région. Nous sommes partis de la banlieue parisienne pour aller dans le sud-est. (En 2024 VTE maison, recherche bien achat travaux….et fin de travaux 2025 ) Bien entendu il y avait une visite tous les six mois avec l’Hématologue donc en arrivant dans le sud nous avons cherché un centre hospitalier et nous avons trouvé un centre de référence régionale où il y a accès au traitement moderne, immunothérapie, thérapie ciblé, CAR CELLS ect…. Et janvier 2026, patatras la LLC est revenue, on savait que c’était chronique donc… Mais on espère toujours donc nous sommes repartis, mais avec les nouveaux traitements la thérapie ciblée, j’ai expliqué le parcours de mon mari (voir le sujet [Traitement OBINUTUZUMAB ET VENETOCLAX] donc là il est en tout au début du traitement, il a une très très grosse fatigue donc il faut être patient mais surtout garder le moral et il faut surtout faire confiance à votre Hématologue et au traitement surtout qu’il progresse énormément en plus de 10 ans, je peux vous dire que ça a changé il faut éviter de penser à la maladie, il faut au contraire, penser à l’avenir et que ça va aller mieux et que vous profiterez bien mieux par la suite, je vous souhaite plein de courage et n’hésitez pas sur ce forum vous trouverez toujours quelqu’un qui aura la bonne réponse. Moi je suis ce forum depuis 2013 en lâchant un peu quand ça va mieux faut être honnête, mais dès que la maladie est revenue, j’ai repensé au forum qui m’a beaucoup aidée tout au début où je ne connaissais pas grand-chose en HEMATOLOGIE.
Donc n’hésitez pas, il n’y a que de la bienveillance, il y aura toujours quelqu’un qui vous apportera du soutien si vous en éprouvez le besoin
Bon courage à vous
Patricia

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Bonjour Olivier
Je suis très heureux pour vous , votre positivité est très contagieuse, merci
Je me permets de vous écrire car apparemment vous avez la chance d avoir un Hematologue en qui vous avez incroyablement confiance
J aimerais pouvoir dire cela du mien avec qui je ai Jamais pu établir ce lien
Puis je me permettre de vous demander si vous accepteriez de me donner ses coordonnées
Merci
Je vous souhaite de rester dans cet état d esprit
Bonne continuation
Jean Claude

Bonjour, en effet, pas toujours évident de penser à autre chose. Ce matin, direction l’hopital pour une prise de sang ’ banale’ pour préparer ma coloscopie de lundi prochain. C’était prévu car on avait rrouvé des polypes il y a moins de trois ans qui étaient bénins. Donc on m’ invité à en refaire une courant 2025. Je me suis dit que c’était mieux de la refaire en début du printemps. Oui ca trotte dans la tete, puis ca part. J’ai la chance également d’avoir une bonne psy que je vais voir de temps en temps, généralement après ma visite chez l’hémato. Sur un autre sujet, j’ai trouvé ce matin un très bon article venant du Royaume Uni sur les maladies hématologiques et leur prise en charge. Je l’ai trouvé interessant notamment la révolution des traitements depuis plus de 10 ans. Il est traduit ici si cela vous interesse et date de début mars 2026.

ARTICLE:
Pendant des décennies, la prise en charge de la leucémie lymphoïde chronique (LLC) et d’autres hémopathies malignes indolentes s’est centrée sur le contrôle de la maladie plutôt que sur son éradication. Un traitement continu par chimio-immunothérapie et, plus récemment, par des inhibiteurs covalents de la tyrosine kinase de Bruton (BTK), a défini un paradigme de « traitement jusqu’à progression » visant la suppression, et non la guérison. L’hypothèse dominante était que ces maladies, bien que traitables, n’étaient pas curables en dehors de la transplantation allogénique.

Cette hypothèse est aujourd’hui remise en question.

Des données émergentes suggèrent que des stratégies à durée limitée, des rémissions plus profondes, des approches guidées par la maladie résiduelle mesurable (MRD) et des intervalles prolongés sans traitement redéfinissent les attentes des cliniciens comme des patients. De plus en plus, l’objectif thérapeutique n’est plus simplement le contrôle de la maladie, mais une rémission durable et, dans certains cas, ce que de nombreux experts décrivent comme une guérison fonctionnelle.

Perspectives spécifiques selon la maladie

Historiquement, la notion de guérison dans les hémopathies malignes impliquait l’éradication complète des cellules malignes détectables.

« Cela est particulièrement vrai dans la leucémie aiguë myéloïde », a noté Stephen Ansell, MD, PhD, où la MRD prédit souvent la rechute et où la survie à long terme est étroitement liée à une rémission moléculaire complète.

En revanche, les maladies indolentes telles que la LLC et les lymphomes de bas grade se comportent différemment. Les patients peuvent atteindre des rémissions profondes et rester sans traitement pendant des années, voire des décennies, malgré la persistance d’un petit nombre de cellules malignes.

« Dans ce contexte, une guérison fonctionnelle — c’est-à-dire que les patients vivent une durée de vie normale sans traitement continu — constitue un objectif pertinent et satisfaisant pour beaucoup », a déclaré le Dr Ansell.

Remise en cause du modèle de prise en charge chronique dans la LLC

« Initialement, l’étude CLL14 nous a offert une option de première ligne sans chimiothérapie, à durée définie, avec le vénétoclax et l’obinutuzumab », a déclaré Ryan Jacobs, MD. « L’adoption large de ce schéma en première intention a été difficile pour de nombreuses raisons, notamment l’appréhension des patients vis-à-vis des traitements perfusionnels et les préoccupations liées à l’augmentation progressive des doses nécessaire pour éviter le syndrome de lyse tumorale avec le vénétoclax. »

L’essai de phase 3 CLL14 a établi l’association vénétoclax + obinutuzumab à durée fixe comme standard en première ligne pour la LLC non traitée. L’étude a montré des taux élevés de rémissions profondes, y compris des MRD indétectables, avec un traitement défini sur 12 mois.

Malgré ces résultats encourageants, les contraintes liées aux perfusions et la complexité de l’escalade posologique ont initialement freiné l’enthousiasme dans certains contextes cliniques. Cependant, de nouvelles combinaisons pourraient réduire ces obstacles.

« Des traitements entièrement oraux, à durée définie, combinant inhibiteurs de BTK et inhibiteurs de BCL-2 devraient ouvrir l’accès à ce type d’approche à davantage de patients », a ajouté le Dr Jacobs.

L’essai CLL17 a comparé un traitement continu par ibrutinib à des schémas à durée définie combinant vénétoclax ou inhibiteurs de BTK avec un anticorps anti-CD20. Les premiers résultats présentés au congrès ASH 2025 suggèrent que les approches à durée définie offrent des résultats comparables à l’ibrutinib continu.

« Cela soutient l’idée que nous pouvons passer d’un modèle chronique “traiter jusqu’à progression” à une approche à durée définie, avec une toxicité financière moindre », a noté le Dr Jacobs.

La toxicité financière reste un enjeu majeur des traitements chroniques. L’inhibition continue de BTK peut nécessiter des années de traitement quotidien, parfois indéfiniment. Les stratégies à durée limitée offrent non seulement une efficacité clinique durable, mais aussi un potentiel soulagement économique et une amélioration de la qualité de vie.

De même, l’étude AMPLIFY a montré que l’association orale acalabrutinib + vénétoclax peut être administrée en traitement à durée définie en toute sécurité, ce qui lui a valu une recommandation de catégorie 1 dans les recommandations NCCN.

Des données de phase 2 de l’étude CAPTIVATE ont également confirmé que des rémissions profondes, avec des taux élevés de MRD indétectable, sont atteignables avec des thérapies combinées à durée limitée. Il est important de noter que de nombreux patients maintiennent leur rémission après l’arrêt du traitement.

Dans l’ensemble, ces études suggèrent que, pour un nombre croissant de patients, la LLC pourrait être gérée par périodes définies plutôt que par suppression continue.

Thérapie cellulaire et patients lourdement prétraités

Alors que les thérapies ciblées à durée limitée transforment la prise en charge en première ligne, les progrès des thérapies cellulaires redéfinissent les attentes pour les patients lourdement prétraités.

« Chez certains patients ayant progressé après plusieurs lignes de traitement, des données encourageantes avec le liso-cel en intervention unique conduisant à des rémissions durables sans traitement ont été présentées à l’ASH 2026 », a déclaré le Dr Jacobs.

Le liso-cel est une thérapie CAR-T dirigée contre CD19, évaluée dans l’étude TRANSFORM. Des analyses en vie réelle suggèrent que les résultats pourraient être encore améliorés par une meilleure stratégie de séquençage.

« La disponibilité du pirtobrutinib comme traitement de transition vers le liso-cel semble améliorer les résultats globaux », a ajouté le Dr Jacobs.

L’émergence d’inhibiteurs de BTK non covalents comme le pirtobrutinib offre de nouvelles options pour les patients résistants aux traitements de première génération. Utilisés de manière stratégique, ils peuvent stabiliser la maladie avant une thérapie cellulaire.

La thérapie CAR-T représente un modèle thérapeutique fondamentalement différent : une intervention immunitaire unique avec un potentiel de rémission prolongée sans traitement. Pour certains patients, cela ouvre la possibilité d’un contrôle durable sans traitement continu — une idée presque impensable il y a dix ans.

Définir la rémission profonde et la guérison fonctionnelle

La capacité croissante à obtenir des rémissions profondes redéfinit la notion de succès dans les maladies indolentes. Le Dr Jacobs décrit la guérison fonctionnelle comme un état dans lequel un patient peut vivre normalement tout en ne traitant sa LLC que de manière occasionnelle.

Dans les traitements à durée définie, il semble possible de retraiter certains patients avec succès en cas de rechute.

Des analyses mutationnelles de CAPTIVATE montrent que de nombreux patients en rechute ne présentent pas de mutations de résistance, suggérant que les mêmes traitements peuvent rester efficaces.

Le Dr Ansell propose une vision plus large : les objectifs évoluent selon le type de maladie, l’état du patient et l’histoire naturelle de la pathologie. Il souligne que ces progrès doivent être équilibrés face au risque de surtraitement, notamment chez les patients asymptomatiques.

Implications pour les essais cliniques et la communication avec les patients

Ces nouveaux objectifs transforment la conception des essais cliniques.

Autrefois, un bon taux de réponse globale suffisait. Aujourd’hui, le succès implique souvent une réponse métabolique complète au PET scan et/ou une MRD négative.

La MRD est devenue un critère central, et les études cherchent désormais à déterminer quand il est possible d’arrêter le traitement en toute sécurité.

Cela modifie également les discussions avec les patients, qui s’intéressent de plus en plus à la durée du traitement et aux périodes sans traitement. Les approches à durée définie apportent des réponses concrètes et un soulagement psychologique.

Une évolution majeure du paysage thérapeutique

L’ensemble de ces avancées — combinaisons d’inhibiteurs BTK et BCL-2, inhibiteurs non covalents, thérapies cellulaires et stratégies guidées par la MRD — marque une transformation profonde.

L’ère de la suppression chronique et indéfinie pourrait progressivement laisser place à des approches personnalisées, à durée limitée, visant des rémissions profondes, une toxicité réduite et une meilleure qualité de vie.

Pour les patients atteints de LLC et d’autres hémopathies indolentes, atteindre une rémission durable, voire une guérison fonctionnelle, n’est plus un objectif théorique, mais une réalité de plus en plus tangible.

À mesure que les données s’accumulent, la définition même de la guérison continuera d’évoluer. Mais une chose est claire : la finalité du traitement des hémopathies malignes est en train d’être réécrite.

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Votre corps vous a “trahie” dites vous. Il a été pris par surprise par la maladie. Il peut aussi vous surprendre par sa résilience. Les bonnes nouvelles ne sont pas bannies à tout jamais. : il en existe aussi en oncologie. Et de plus en plus. C’est ce qu’il me fût dit et ma foi je vérifie la vérité de la chose. Je vous souhaite la force, la patience et le courage.

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Bonjour Jean Claude,

Merci pour votre réponse, je vois que vous n’avez pas encore trouvé la clé du bonheur avec votre hématologue :sob:

Est-ce un problème de relations humaine selon vous, de disponibilité de sa part ? C’est vrai qu’avec la pénurie de spécialistes cela peut être de plus en plus compliqué d’avoir des consultations.

Dans les deux CHU où j’ai été pris en charge, j’ai effectivement toujours eu affaire à des hématologues très humains, compétents et à l’écoute. J’en ai vu plusieurs car parfois ils doivent assurer des remplacements pendant les périodes de congés, où lorsqu’ils ont d’autres activités le jour de mon rendez-vous. Et je n’ai jamais eu de déconvenues je dois avouer.

Je suis actuellement soigné à l’hôpital Henri Mondor de Créteil, je ne l’ai pas vu figurer dans le top dans le classement des CHU, mais pour avoir été dans différents services (Hématologie, Cardiologie, Imagerie, …), mais j’ai toujours été très satisfait de leur prestation.

Comme cet hôpital est très actif dans les essais cliniques des cancers du sang, ils sont donc à la pointe en terme de connaissance des thérapies innovantes, comme d’autres CHU partout en France.

Je ne sais pas si vous habitez en région parisienne, il y a plusieurs hôpitaux spécialisés en hématologie.

Pour Henri-Mondor, en fonction de votre hémopathie, voici les deux services à contacter pour obtenir un rendez-vous :

https://www.aphp.fr/henri-mondor/service-d-hematologie-clinique

https://www.aphp.fr/henri-mondor/service-d-hematologie-lymphoide

Et voici la liste des essais cliniques en cours :

https://www.clip2galilee.com/les-essais-en-hematologie/

Olivier.

Bonjour FVE,
Bonjour à vous tous,

Cela fait 14 mois que j’ai été diagnostiqué d’une LLC, à l’âge de 46 ans.
Je pleurais tous les jours à cause de l’inconnue dans laquelle la maladie me plongeait.

14 mois plus tard, je me porte pas moins bien qu’avant.
Toujours pas de traitement prévu, je nage en club 3 fois par semaine.

J’ai certes de gros coups de mou, mais est-ce la maladie ou mon cerveau…

Je vois un psychiatre depuis un mois, et je sens déjà que je commence à reprendre pied, doucement mais sûrement.

Bon courage à tous !

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merci pour cet article Daddypoutch

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Bonjour FVE,
votre message m’ a interpellée.
Je n’ arrive pas à accepter ma maladie ou plutôt mes maladies. Mon cerveau ne trouve pas !

En 2019, j’ai attrapé la maladie de Lyme .
J’ ai pris le traitement trop tard .
Et j’ ai toujours la maladie Lyme chronique.

Lors d’ un contrôle en Août 2025, ma prise de sang a montré un taux de lymphocytes élevés.
L’ immunophenotypage a mis en evidence dans le sang , une population lymphoide B monoclonale . 27% des lymphocytes .

J’ ai senti que c’ était grave en faisant des recherches sur sites médicaux.
Rdv Hematologue Novembre 2025 .
Elle n’ a rien dit sauf que c’ est indolent .
PAS DE DIAGNOSTIC sauf lymphocytose monoclonaleB CD5- CD10-
Elle m’ a revue Fevrier 2026
Aucun examen complémentaire.
Prochaine consultation en Février 2027.

Depuis Août 2025, je ne pense qu’ à cela.
Je suis très fatiguée. Recherches incessantes.
Je suis restée couchée 22 jours après le rdv Hemato le 16 Février.

J’ avais repris une heure marche quotidienne depuis 3 jours.
Aujourd’hui, couchée à nouveau.

J’ habite près de la mer.
J’ adorais marcher avant 10 km sans fatique et c’ était un pur bonheur de faire des photos de la nature .Natation aussi . J’ avais des ami(e)…

Maintenant, je suis mal à l’ aise car mon corps et mon cerveau sont en souffrance.
Complètement isolée. Pas de famille…

J’ ai un psy qui ne comprend pas.
Il me dit d’ être contente d’ avoir un cancer indolent ! Le généraliste est dépassé.

J’ ai un RDV le 4 JUIN pour un 2ème avis avec un autre hematologue.
En fait, ce sont des spécialistes en Medecine Interne qui me voient au service Hematologie d’ un CHU.
Est ce normal ?
J’ ai demandé à la secrétaire.
Elle était furieuse. Un Interniste a fait 11 années d’ études. Oui mais cela n’ est pas un Hematologue !

J’ ai la possibilité d’ avoir rdv avec un HEMATOLOGUE ( sûr) le 22 JUIN dans un autre CHU mais plus loin de chez moi .

Je ne sais pas quoi faire…
Excusez-moi pour mon message déprimant mais bien réel.

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