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Des chercheurs en cancérologie testent une nouvelle thérapie cellulaire contre le cancer du sang.
Recherche sur le cancer Ă Heidelberg : Cancer du sang : les promesses dâune nouvelle approche thĂ©rapeutique
par Phylicia Whitney
4 février 2026 | 14h47
Des chercheurs dâHeidelberg travaillent sur une nouvelle thĂ©rapie cellulaire pour traiter le cancer du sang. Celle-ci vise Ă programmer directement les cellules immunitaires de lâorganisme pour combattre le cancer et pourrait rendre les traitements plus efficaces.
ImmunothĂ©rapie plutĂŽt que chimiothĂ©rapie ? Ă Heidelberg, une Ă©quipe travaille sur une nouvelle thĂ©rapie contre le cancer du sang : les cellules immunitaires sont programmĂ©es directement dans lâorganisme par modification de lâADN, au lieu dâĂȘtre programmĂ©es en laboratoire.
Les cellules immunitaires sont censées reconnaßtre spécifiquement les cellules cancéreuses.
Lâaccent est mis sur une nouvelle forme dâimmunothĂ©rapie et de thĂ©rapie gĂ©nique. Lâobjectif est de modifier les cellules immunitaires du patient afin quâelles reconnaissent spĂ©cifiquement les cellules cancĂ©reuses et les combattent plus longtemps. Ceci est rĂ©alisĂ© sans prĂ©lever ces cellules immunitaires.
« Nous essayons de gĂ©nĂ©rer des cellules thĂ©rapeutiques gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©es directement dans le corps du patient », explique le Dr Mirco Friedrich, chef de groupe au Centre allemand de recherche sur le cancer et hĂ©matologue Ă lâhĂŽpital universitaire dâHeidelberg.
Les cellules reçoivent un marqueur de reconnaissance du cancer et sont simultanĂ©ment reprogrammĂ©es afin quâelles survivent plus longtemps dans lâorganisme.
Comment fonctionne cette nouvelle thérapie
Techniquement, cette approche repose sur des nanoparticules lipidiques. Ce sont de minuscules sphĂšres de graisse contenant un ARNm et lâoutil dâĂ©dition gĂ©nique CRISPR-Cas9. AprĂšs injection, les particules circulent dans le sang jusquâaux cellules immunitaires, oĂč elles agissent directement.
LâARNm fournit aux cellules immunitaires les informations nĂ©cessaires pour reconnaĂźtre les cellules cancĂ©reuses. Cet outil de modification gĂ©nĂ©tique supprime Ă©galement un marqueur de surface qui, sans cela, permettrait au systĂšme immunitaire de lâorganisme de reconnaĂźtre et de dĂ©truire prĂ©maturĂ©ment les cellules thĂ©rapeutiques. Celles-ci peuvent ainsi rester actives plus longtemps et contrĂŽler le cancer sur une pĂ©riode plus longue.
Différence par rapport à la thérapie par cellules CAR-T
LâimmunothĂ©rapie par cellules CAR-T est dĂ©jĂ utilisĂ©e aujourdâhui pour traiter certains cancers du sang. Ce traitement consiste Ă prĂ©lever des cellules immunitaires, Ă les modifier gĂ©nĂ©tiquement en laboratoire, puis Ă les rĂ©injecter au patient.
La procĂ©dure est complexe, dure souvent plusieurs semaines et coĂ»te environ 400 000 ⏠par patient. La nouvelle thĂ©rapie cellulaire devrait ĂȘtre nettement moins onĂ©reuse car elle sera immĂ©diatement accessible Ă tous les patients atteints de cancer du sang grĂące Ă un seul principe actif.
« Les thĂ©rapies cellulaires actuelles sont extrĂȘmement coĂ»teuses, longues Ă produire et leur efficacitĂ© nâest pas garantie Ă long terme », explique Mirco Friedrich. Son approche vise Ă simplifier considĂ©rablement ce processus. Ă lâavenir, ces thĂ©rapies pourraient ĂȘtre standardisĂ©es, disponibles plus rapidement et rĂ©administrĂ©es si nĂ©cessaire.