Bonjour
La question est dans le titre.
Les personnes atteintes de LLC au stade A, sans traitement, sans ganglions, sont-elles considérées comme immunodéprimées par les spécialistes de notre pathologie ?
Je souhaite un avis reçu d’un hématologue.
Ma généraliste botte en touche. Je ne revois mon hématologue qu’en juin. C’est encore un peu loin.
L’hiver dernier j’ai eu deux énormes bronchites qui m’ont mise HS trois semaines entières chacune et j’espère y échapper cette année. En situation sociale (activités de groupe, réunions, cours, etc.) je pense être plus souvent tentée que la moyenne des autres personnes présentes de me protéger par un masque, d’éviter les tournées de bisous
à l’accueil et au départ, etc. En particulier lorsque dans le groupe il y a une personne avec des symptômes de petites pathologies (éternuements, rhume, mon fils a la gastro, etc.). Si mon port du masque est trop fréquent et sans explication de ma part cela peut éloigner des personnes pouvant alors penser que je m’isole. Je n’ai pas non plus envie d’annoncer que j’ai un lymphome alors que je n’ai pas de signe apparent de maladie, ni de donner trop d’explications tout de suite plombantes à des personnes me connaissant à peine.
Est-ce que parler d’immunodépression (plus vague dans l’esprit des gens car pouvant corrrespondre à un spectre plus large de pathologies) serait médicalement exact ?
Comment gérez-vous vous-même ce type de vie sociale au milieu de personnes assez nombreuses que vous cotoyez de près régulièrement et superficiellement ?
Bonjour @Luerna,
Je ne suis pas hématologue mais je ne pense pas au stade A. Cependant, au fil de l’évolution de la maladie, vos lymphocytes B seront de moins en moins efficaces et vous allez commencer à être davantage sujets aux infections et aux virus. Vous pouvez demander à une electrophorese des protéines sériques et dans notre cas (ne me demandez pas pourquoi), nous sommes et devenons de plus en plus déficitaires en Gamma globulines qui sont clé dans notre système immunitaire, et même après traitement (personnellement je n’ai pas encore compris pourquoi).
Les neutrophiles sont clés aussi et chez nous, ils ne sont pas malades et ils sont sensés nous assurer une bonne protection.
Tout le monde n’est pas égal dans le fait d’attraper tout ce qui traîne, mon collègue de 26 ans qui n’a aucune maladie, a tous les 2 mois grippe, rhume, sinusite… et moi, je touche du bois, je n’ attrape rien, bien que mes lymphocytes B sont très faibles (très en dessous de la fourchette basse, je suis vers les 800) et je suis à 4,9 en gamma globulines, ce qui n’est pas top mais pas gravissime non plus.
Donc tout ça n’est pas une science exacte, il faut respecter les gestes barrières (mettre le masque en présence de personnes malades, se laver les mains très régulièrement etc), manger ses 5 fruits et légumes par jour et essayer de maintenir une activité physique adaptée
Bon dimanche à tous
Bonjour
La réponse est claire votre système immunitaire est dégradé et ceci depuis des années avant le diagnostic
une vaste étude de cohorte danoise publiée dans la revue Leukemia en 2021 (M.A. Andersen et al.). Elle a utilisé les registres nationaux pour comparer l’utilisation des antimicrobiens chez des milliers de patients atteints de Leucémie Lymphoïde Chronique (LLC) par rapport à des témoins sains, sur une période allant jusqu’à 22 ans avant le diagnostic.
Les conclusions de l’étude (et d’autres travaux similaires) :
Augmentation graduelle dès -6 ans : L’étude montre que la consommation globale d’antibiotiques commence à augmenter de manière statistiquement significative environ 6 ans avant le diagnostic officiel de la LLC.
Accélération juste avant le diagnostic : Dans l’année précédant la découverte de la maladie, le recours aux antibiotiques est marqué par un pic, ce qui reflète l’aggravation silencieuse du système immunitaire par les cellules leucémiques, même avant que les signes cliniques (comme les ganglions ou la fatigue) n’apparaissent.
Spécificité des traitements : Avant le diagnostic, les futurs patients LLC utilisent plus de :
Macrolides (souvent prescrits pour des infections respiratoires).
Antifongiques et antiviraux (indiquant une fragilité immunitaire plus large que la simple bactérie).
En rechute mais encore de nouveau traitement sauf des perfusions d’immunoglobulines une fois par mois.
Bien sûr immunodeprimee , je reçois des perfusions d’immunoglobulines
Quand je vois dans je vais des endroits où il y a beaucoup de monde je mets un masque.
Mon médecin a un masque depuis le Covid et je le mets également.
Lui voit beaucoup de monde et par respect je le mets également.
Dans la salle d’attente, une personne me voyant avec un masque s’est éloignée. Je l’ai tout de suite rassuré que »je n’étais pas malade » mais que j’étais immunodeprimee. Je suppose qu’elle a peut être compris.
ous devons faire attention