J’ai eu 6 Rchop espacés de 3 semaines à chaque fois, puis 2 cures de methotrexate à hautes doses en clôture. Quand je dis ménopause chimique je veux dire que je suis visiblement ménopausée à cause du traitement de chimio, sans quoi à mon âge je ne le serais probablement pas encore. En ce sens, cette ménopause due aux traitements est réversible, du moins il faut l’espérer ! Visiblement si apres un an les cycles ne sont pas revenus, c’est que c’est définitif d’après les médecins.
J’ai été traité pour un lymphome de Hodgkin de mars 2022 à août 2022.
En février 2022 pendant mes examens avant de savoir, je n’avais déjà plus de libido avec tous ce stress.
Pendant les traitements trop fatiguée, trop de nausée, je n’ai même pas essayé, aussi bien masturbation que rapport sexuel.
En septembre 2022, rapport sexuel avec mon compagnon que j’ai arrêtée en plein acte trop fatiguée. Surtout mentalement, j’étais sous antidépresseur.
Avec les arrêts des antidépresseurs, la reprise des menstruations, la libido est revenue. J’ai pu avoir de nouveaux de supers rapports intimes avec mon compagnon. Je dirais aussi que le fait de me masturber m’a aidée à réaprivoiser mon corps qui avait bien souffert.
La libido c’est multi factoriel et je pense que c’est un sujet à évoquer avec son médecin ou psy ou autre professionnel de santé.
Voilà pour mon témoignange si ça peut aider
#libido #sexualité #douleur #muqueuses #violconjugal #consentement
La baisse de libido et les dommages causés aux muqueuses qui rendent douloureux les rapports, c’est un sujet qui n’est pas suffisamment documenté ni présenté en consultation.
Pour ma part, la première partie de la chimio-immuno (3-4 mois), j’ai eu beaucoup de libido et une sexualité très chouette avec mon partenaire. C’était un peu notre manière de fêter le fait d’être en vie, contre l’anxiété de l’annonce de ce cancer et des effets de la chimio. Il nous arrivait souvent de gérer les retours de chimio de cette façon, nausées mais orgasmes. C’est un sacré support.
Puis au 5ème cycle, arrêt brutal des règles, bouffées de chaleur, sécheresse, anxiété, fatigue et impression que mes muqueuses étaient à vif.
J’ai eu une 6ème chimio puis juste l’immunothérapie d’entretien.
Ca m’a bien déprimée.
Nous avons cherché ensemble un chemin pour une sexualité plus tendre et moins pénétrative. Massages, câlins, tantra…
Et peu à peu, les effets de la chimio s’estompent et je me sens plus en forme. La libido revient. 4 mois après l’arrêt de la chimio, on commence à reprendre une vie sexuelle plus joyeuse et sportive tout en continuant certains jours la partie câlin doux sans pénétration (c’est une belle découverte).
Mais je suis encore loin de ma sexualité d’il y a un an.
J’ai pris le traitement hormonal de substitution. Je crois que ça m’a aidée.
Et plein d’amour, d’attentions, de lenteur et de discussions sur ce qui est ok ou non, comme au début d’une relation où le consentement est primordial.
Et du sport aussi. Sentir le corps, le mobiliser.
Là, je cherche les plantes. On m’a parlé de la maca et du safran.
A tester… parce que je suis très motivée.
En aucun cas parce que mon conjoint fait pression (il ne le fait absolument pas, nous en parlons beaucoup).
Dans tous les cas, être sous pression pour avoir de la sexualité, c’est du viol conjugal. Et c’est punissable par la loi.
Le “devoir conjugal” n’existe pas. Imposer à l’autre un acte sexuel est un viol. Le viol est un crime.
Le consentement est libre, c’est à dire pas obtenu par contrainte ou pression.
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