Besoin de vos expériences

Bonjour à vous
En effet lorsque j’ai intégré ce boulot, la semaine qui a suivie j’ai eu une très forte poussée ganglionnaire donc, protocole ( alerte = médecin = hôpital = examens). Comme je venais d’arriver et que j’avais x rdv à l’hopital, j’ai prévenu mon boulot et, erreur fatale, j’ai dit ce qui m’arrivait.
J’étais tellement mal à tous niveaux que j’ai décidé d’être transparente, grosse erreur…
Donc la réponse est oui, ma cheffe sait et le directeur et son adjointe aussi.
Et comme vous, personne ne peut voir que j’ai ce lymphome. Les ganglions ne se voient pas.
Quelqu’un un jour a dit: ce que l’on ne paie pas on le reproduit maintenant je sais et oui c’est bien dommage de constater ce type de propos et de comportement , la pilule est dure à avaler mais pour le moment je n’ai pas d’autres solutions, je démarre un traitement dans deux mois je ne me vois pas démissionner maintenant et chercher en parallèle du travail , me soigner en même temps sans savoir comment mon corps va réagir…
J’ai au contraire besoin de stabilité au maximum. J’aviserai après.
Merci en tout cas pour votre message, je vous souhaite d’aller bien.
Belle journée.
Anne de Bordeaux.

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vous pourriez vous rapprocher de votre médecin du travail en demandant un rendez-vous
Je crois que vous êtes en droit de le faire
Cela pourrait déboucher sur un mi temps thérapeutique ou un poste avec des aménagements
Votre patron sera obligé de respecter les décisions du médecin du travail et cela vous permettra peut être de souffler
bon courage

Bonjour à vous
C’est en effet ce que me préconise mon médecin généraliste mais j’ai beaucoup de difficultés à l’accepter puisque de toute évidence j’ai aussi des difficultés à accepter cette maladie.
Le chemin de l’acceptation n’est pas aisé pour moi si tant est qu’il puisse l’être pour chacun d’entre nous. Donc oui j’ai peur si j’accepte de me sentir « stigmatisée » malade et, quand on l’est, je pense que vous serez d’accord avec moi on a besoin de tout sauf du regard de crainte de gêne que je lis deja dans les yeux de mes proches qui savent .
Et puis, vous allez trouver cela idiot et cela l’est sans nul doute mais une partie de moi me dit faut dire que quand on accepte la maladie c’est plus « compliqué » d’en sortir. Je ne sais pas si j’emploie les bons mots pour le dire mais c’est parfois le cas.
Un grand merci en tout cas pour votre retour.
Belle journée.
Anne de Bordeaux.

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Bonjour @Vanwalleghem,

Nous sommes tous différents devant l’annonce de la maladie. Pour ma part, la LLC n’a pas été si compliquée à vivre, je me suis dit que c’était un cheminement, j’ai toujours remis les choses à leur place quand on me parlait de “combat”, en parler librement et avec le détachement nécessaire est à mon avis une solution parmi d’autres. J’ai eu nettement plus de mal à accepter la myélodysplasie à très haut risque qui risquait rapidement de se transformer en leucémie aiguë myéloïde compte tenu d’un caryotype complexe avec des mutations de très mauvais pronostic. Il m’a fallu du temps pour accepter la greffe de moelle osseuse, mais j’ai fini par me faire une raison, et j’ai bien fait ! J’ai toujours communiqué avec mon entourage proche, je suis à la retraite, ça évite le regard des collègues, mais je pense que je l’aurais annoncé sobrement et avec une pointe d’humour si j’avais été en activité. Ce que je dis ne concerne que moi, mais nous sommes ici pour partager des expériences. Ne tenez pas trop compte du regard des autres, ce qui compte, c’est vous. Les différents lymphomes se soignent de plus en plus efficacement, votre boss est un c…, avec probablement une belle couche de machisme, et vous en croiserez d’autres comme lui, ce qu’il vous a dit est odieux. Ne le laissez pas vous pourrir la vie et au besoin remettez le en place en lui souhaitant de ne jamais tomber malade. @H-kovert a raison, on ne lit pas nos maladies sur nos visages, seules les chimios peuvent effectivement nous transformer physiquement, mais désormais on privilégie d’autres traitements comme le Rituximab. La médecine du travail est là pour vous aider, n’hésitez pas. Vous devrez à un moment ou à un autre accepter de faire un bout de chemin avec la maladie, cela ne veut pas dire que vous acceptez la fatalité mais faire comme si vous n’étiez pas malade ne vous apportera que des frustrations et beaucoup de stress.
Soyez forte, regardez droit devant vous et souriez à la vie,
Amitiés,
Joël

Bonjour Anne,
Effectivement c’est vous qui avez à gérer un cancer et pas les autres. Mais inversement vous ne l’avez pas choisi et vous ne “l’imposer” à personne. Allez voir le médecin du travail, c’est votre droit. Et peut-être également une petite partie du chemin vers l’acceptation.
Courage, nous sommes avez vous.
Fabrice

Merci pour vos très chaleureux messages, cela me touche, vraiment, et ils me touchent d’autant plus qu’ils proviennent de personnes qui vivent une adversité commune, la maladie.
Avant d’y être on ne se rend pas compte mais aujourd’hui je dis que temps qu’on est pas dedans il est difficile d’expliquer ce que cela génère.
Donc en effet mon boss est odieux et je suis ulcérée par cela mais je tente grâce à mon conjoint et à cette association d’en parler pour évacuer ma colère (eu le mot est faible) face à un tel manque de discernement si ce n’est dire manque d’humanité.
Merci à vous.
Prenez bien soin de vous.
Anne de Bordeaux.

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Bonjour,
Effectivement c’est un manque d’humanité et simplement un manque de professionnalisme. Au mieux ou au pire, selon le point de vue employeur ou employé, on peut considérer que l’attitude de votre boss relève du harcèlement moral. Pour preuve vous parliez dans un de vos mails de démission. Pour rappel on peut licencier un salariè malade s’il ne peut tenir son poste ou un poste adapté et/ou si sa maladie désorganise la société. Et la encore cela se fait sous la supervision de la médecine du travail.
Encore une fois gardez à l’esprit de c’est votre boss qui est en faute et pas vous.
Courage,
Fabrice

Bonjour @Vanwalleghem Anne,
Je viens de lire vos posts et suis hyper choquée par les propos de votre hiérarchie (dans mon cas, ma hiérarchie le sait un peu par hasard, bien que j’aurais choisi de ne rien dire car je sais comment est le monde du travail (dans le privé j’entends) : sans pitié, vous n’êtes là que pour ramener du pognon, donc j’aurais préféré que personne ne sache rien). Mais nous avons des lois dans ce beau pays et la médecine du travail, les avez vous consultés ? Ils sont très bien, bienveillants et à l’écoute du salarié. A
À votre place je me mettrais en arrêt complet pendant 1 an puis temps partiel 1 an. Ça vous laisse le temps de vous remettre sur pied et de postuler quand vous serez prête, et en partant vous prendrez un chèque au passage pour harcèlement, ne vous laissez pas faire ni impressionner :muscle:t2: il faut leur apprendre à respecter la vie humaine et leurs collaborateurs, quelle honte
Courage à vous, d’abord votre santé. Ensuite le travail (mais pas tout de suite car là vous êtes en traitement).

Merci pour votre message. Alors le privé j’ai connu, pendant 25 ans. Je travaillais beaucoup (contrôle de gestion et j’adorais mon boulot dans une grosse boite de 45000 personnes) mais, quand j’ai commencé à être malade en mars 2019 j’ai eu un mi temps thérapeutique et l’année qui a suivi, à la fin de mon mi temps on m’a demandé d’aller « exercer mes talents ailleurs », la phrase est véridique, au bout de 15 années d’ancienneté. Je ne vous dis même pas le montant misérable qu’ils voulaient me donner à titre de rupture conventionnelle pour lequel je devais, je cite de nouveau : « me sentir chanceuse ».
J’ai eu la chance d’être très bien défendue par une avocate qui m’a négocié presque 3 ans de salaire mais le coup fut tout de même très rude.
Donc quand j’ai voulu changer de monde, monde qui n’était pas du tout le mien, après moultes hésitations je me suis dit pourquoi pas la fonction publique ? Allons voir si dans le public c’est mieux ? Mon lymphome était stabilisé, ça allait donc on y va. Formation, stage et je suis donc contractuelle dans la fonction publique territoriale. Qui dit contractuel dit que votre contrat se renouvelle tous les ans, (6 ans max) et que vous n’avez quasi aucun droit et le mot d’ordre est : PAS DE VAGUE.
Well, l’arrêt de travail full time on en a parlé avec mon médecin, pour le moment temps que je peux encore travailler et conduire je ne veux pas car la semaine mon conjoint est en déplacement tout le temps et rester seule tout le temps j’ai déjà expérimenté c’est pas le top.
Je pense que dans un premier temps mon médecin va demander un aménagement de mon temps de travail ou du télé travail à mi temps.
À voir mais merci en tout cas pour votre message.
Anne de Bordeaux.