10 médecins retraités reprennent du service avec entrain pour faire tourner un cabinet dans le Vaucluse
Face au manque de médecins traitants, la commune de Monteux (Vaucluse) a ouvert un centre médical municipal transitoire. Depuis, aujourd’hui, 2 février, dix médecins retraités, généralistes et autres spécialistes, y assurent des consultations à temps partiel pour les patients les plus vulnérables.
Journée mondiale contre le cancer 2026 : A l’Institut Curie, le tempo tumoral au cœur de la médecine adaptative et personnalisée
03/02/2026
Le cancer évolue, se transforme, s’adapte. Sous l’effet des traitements, certaines cellules tumorales disparaissent, d’autres survivent, changent d’état ou développent des résistances. Une telle dynamique explique une part majeure des rechutes et des échecs thérapeutiques.
La complexité des cancers impose de dépasser une médecine fondée sur une photographie initiale de la tumeur. A l’Institut Curie, notre réponse au défi de l’évolution tumorale passe par une médecine qui se veut désormais adaptative. Elle vise à proposer à chaque patient la stratégie thérapeutique la plus appropriée dans le temps, en ajustant le suivi et les traitements à la dynamique propre de sa tumeur. Pr Alain Puisieux président du Directoire de l’Institut Curie
Karin Tart et Fabrice André dans le studio de la Grande Matinale de France Inter, le 4 février 2026
Fabrice André, directeur de la recherche de Gustave Roussy, oncologue spécialiste du cancer du sein, professeur à l’université Paris-Saclay et Karin Tarte, cheffe du service d’immunologie au CHU de Rennes, présidente du Comité d’orientation de la recherche (COR) de la Fondation ARC sont nos invités.
Le mélanome est un cancer agressif de la peau dont l’équipe de Marcel Deckert à Nice a identifié un point faible : nom de code USP9X. Cette protéine en protège une autre, YAP, impliquée dans cette agressivité. Résultat : museler la première empêche la seconde d’exploiter son environnement pour former des métastases et limite la résistance aux traitements.
Clément Delage
Maitre de Conférences en Pharmacologie (Faculté de Pharmacie de Paris) - Unité Inserm UMR-S 1144 “Optimisation Thérapeutique en Neuropsychopharmacologie” - Pharmacien Hospitalier (Hôpital Lariboisière, AP-HP), Université Paris Cité
Entre banalisation de l’automédication et méconnaissance des risques, les médicaments le plus utilisés – comme le paracétamol – peuvent être à l’origine d’effets indésirables parfois sévères. Comprendre pourquoi et comment le remède peut devenir poison, c’est poser les bases d’un bon usage du médicament.
Chaque année, le mésusage de médicaments est responsable d’environ 2 760 décès et de 210 000 hospitalisations en France, selon une étude du Réseau français de centres de pharmacovigilance. Cela représente 8,5 % des hospitalisations et 1,5 fois plus de décès que les accidents de la route.
Quand le remède devient poison
« Tout est poison, rien n’est poison : seule la dose fait le poison. » – Paracelse (1493–1541)
EC50 = concentration nécessaire pour obtenir 50 % de l’effet. Réseau français des centres régionaux de pharmacovigilance
Contre-indications et interactions : quand d’autres facteurs s’en mêlent
Quelques gestes simples réduisent considérablement les risques de surdosage ou d’interactions médicamenteuses :
Bien lire la notice avant de prendre un médicament.
Ne pas conserver les médicaments obtenus avec une prescription lorsque le traitement est terminé et ne pas les réutiliser sans avis médical.
Ne pas partager ses médicaments avec autrui.
Ne pas prendre les informations trouvées sur Internet pour des avis médicaux.
Ne pas cumuler plusieurs médicaments contenant la même molécule.
Attention ! Le millepertuis (Hypericum perforatum ), consommé parfois en tisane, peut augmenter le métabolisme et l’élimination de certains médicaments, ce qui peut les rendre inefficaces.
L’élevage d’insectes pour produire des protéines était perçu comme une solution. La mise en liquidation de la société Ynsect interroge la pertinence de ce modèle.
Auteur Tom Bry-Chevalier
Doctorant en économie de l’environnement, Université de Lorraine
Le 2 décembre 2025, le tribunal de commerce d’Évry, dans l’Essonne, a prononcé la liquidation judiciaire d’Ynsect. Après avoir levé plus de 600 millions d’euros, cette ancienne pépite de la French Tech laisse derrière elle une méga-usine vide et 350 salariés licenciés en deux ans. Au-delà du cas particulier, cet échec interroge la viabilité même du secteur de l’élevage d’insectes en Europe et l’aveuglement de certaines visions de l’innovation.
« Vous êtes les alliés du cancer et nous le ferons savoir ! » Ce cri, lancé depuis le balcon de l’Assemblée nationale, propulse Fleur Breteau comme l’un des visages de 2025. Un visage au crâne nu qui ne laisse aucun doute sur sa maladie. Six mois plus tard, une partie de la « loi Duplomb » a été censurée et Fleur Breteau sort son livre, Cancer colère, la santé et les pesticides ne sont pas une affaire d’opinion . Le récit du chemin qui a mené à ce cri d’indignation, et qui paraît le 6 février aux éditions du Seuil.
Le jumeau numérique est une innovation en santé inspirée de l’industrie. Il se présente
comme un modèle numérique dynamique d’un patient, d’un organe, ou d’un processus
physiologique, construit à partir de données médicales, biologiques, environnementales et
comportementales.
Henrietta Lacks (HeLa): The Mother of Modern Medicine (détail) : portrait d’Henrietta Lacks réalisé en 2017 par l’artiste peintre Kadir Nelson.
Publié: 5 février 2026, 16:35 CET
Auteur Jean-François Bodart – The Conversation)
Professeur des Universités, en Biologie Cellulaire et Biologie du Développement, Université de Lille.
Isolées voici soixante-quinze ans, les cellules HeLa sont sans doute aujourd’hui encore les cellules humaines les plus largement utilisées dans les laboratoires de recherche biomédicale. Prélevées en 1951 – sans son consentement – chez une patiente nommée Henrietta Lacks, ces cellules ont contribué à de nombreuses avancées médicales. Retour sur les raisons d’un brillant succès, non dépourvu d’une part d’ombre.
Une étude remet en cause l’idée que la viande rouge, riche en matière grasse, nuit au contrôle de la glycémie : le bœuf non transformé ne serait pas plus mauvais que le poulet pour les personnes prédiabétiques.
Selon une nouvelle étude, dès l’âge de deux mois les bébés peuvent classer les objets qu’ils voient en différentes catégories car les bases de la cognition visuelle sont déjà en place.
Dès l’âge de deux mois, le cerveau des bébés est capable de classer les objets qu’il voit en différentes catégories.
Une étude combinant imagerie cérébrale et intelligence artificielle révèle que les bases de la cognition visuelle sont présentes très tôt.
À terme, cette découverte pourrait permettre de mieux comprendre le développement du cerveau et repérer plus tôt certains troubles neurodéveloppementaux.